Transcription of Recommandations du Groupe de Pathologie …
1 1 Prise en charge des infections urinaires de l enfant Recommandations du Groupe de Pathologie Infectieuse P diatrique (GPIP) de la Soci t Fran aise de P diatrie & de la Soci t de Pathologie Infectieuse de Langue Fran aise (SPILF) 2 Groupe DE TRAVAIL Dr Robert Cohen, P diatre, Cr teil Pr Edouard Bingen, Microbiologiste, Paris (in Memoriam) Pr Emmanuel Grimprel P diatre, Paris Dr Josette Raymond, Microbiologiste, Paris Pr Albert Faye, P diatre Paris Pr Yves Gillet, P diatre, Paris Groupe DE RELECTURE Pr St phane Bonacorsi, Microbiologiste, Paris Dr Fran ois Dubos, P diatre, Lille Dr Tatiana Galperine, Infectiologue, Lille Pr Beno t Guery, Infectiologue, Lille Dr R my Gauzit, Anesth siste-R animateur, Paris Dr Herv Haas, P diatre, Nice Dr Elise Launay, P diatre, Nantes Dr Corinne Levy, M decin g n raliste, Saint Maur Dr Mathie Lorrot, P diatre, Paris Dr Patrick Martin.
2 M decin g n raliste, Chennevi res Dr Philippe Minodier, P diatre, Marseille Dr Didier Pinquier, P diatre, Rouen Dr Robert Touitou, M decin g n raliste, Paris Dr Emmanuelle Varon, Microbiologiste, Dr Fran ois Vie Le Sage, P diatre, Chamb ry 3 Plan I- M thodologie g n rale II- Introduction III -Comment diagnostiquer une infection urinaire chez le nourrisson et le jeune enfant? IV- Comment traiter une infection urinaire de l enfant ? - IVa- Py lon phrites (infections urinaires f briles) - IVb- Cystites (infections urinaires basses) V-Quand et comment d pister un reflux v sico-ur t ral (RVU) ?
3 VI- Quelle est la place de l antibioprophylaxie ? VII- Bibliographie VIII. Tableaux IX - Synth se 4 I. M thodologie g n rale Cette actualisation des Recommandations de prise en charge des infections urinaires (IU) bact riennes communautaires de l enfant a t r alis e sous l' gide du Groupe de Pathologie Infectieuse de P diatrie (GPIP) de la Soci t Fran aise de P diatrie (SFP) en collaboration avec la Soci t de Pathologie Infectieuse de Langue Fran aise (SPILF). Ce texte labor par le Groupe de travail du GPIP es t le fruit d une r flexion de plus de 2 ans et qui a d j abouti des propositions th rapeutiques publi es en 2012 [1].
4 Il a t r actualis et a ensuite t soumis un Groupe de lecture. Les pr c dentes Recommandations dit es par l Agence Fran aise de S curit Sanitaire des Produits de Sant (AFSSAPS) en 2007 ont t conserv es lorsqu'aucune donn e nouvelle ne justifiait de modification. Les changements propos s r pondent donc des donn es scientifiques nouvelles, telles que l' volution des r sistances aux antibiotiques, des publications scientifiques valuant de nouvelles strat gies diagnostiques et th rapeutiques.
5 Cette prise en compte des donn es scientifiques les plus r centes a conduit formuler, dans certaines situations, des propositions th rapeutiques d passant le cadre des AMM. Les Recommandations de ce travail ont t tablis par le Groupe en accord avec la m thodologie de la HAS pour l' laboration de Recommandations de bonnes pratiques: les grades A, B ou C sont attribu s aux Recommandations 5 en fonction du niveau de preuve scientifique attribu aux tudes sur lesquelles elles reposent.
6 Lorsque les donn es de la litt rature sont insuffisantes ou incompl tes, les Recommandations sont bas es sur un accord professionnel pour prendre en compte l' tat des pratiques et les opinions d'experts. II. Introduction L objectif de ce travail est de proposer, partir de donn es r actualis es, une prise en charge optimis e des patients ayant une IU communautaire, dans le contexte de modification de l pid miologie de la r sistance aux antibiotiques. Outre l efficacit et la tol rance, les crit res de choix des antibiotiques incluent l effet collat ral sur le microbiote intestinal (r servoir des bact ries r sistantes), en conformit avec le rapport de l ANSM sur la caract risation des antibiotiques consid r s comme critiques.
7 (Caract risation des antibiotiques consid r s comme critiques, ANSM, Novembre 2013, ) Une revue r cente de la litt rature sur la prise en charge des infections urinaires de l enfant sous l gide du GPIP est disponible dans plusieurs articles d un N suppl mentaire des Archives de P diatrie [1] avec plusieurs articles de mise au point. De plus, nombre de donn es concernant l volution de la r sistance aux antibiotiques des bact ries impliqu es dans les 6 inf ections urinaires sont d taill es dans les documents (texte court et argumentaire) des Recommandations de la SPILF pour l adulte.
8 La prise en charge des infections urinaires (IU) de l enfant est un tournant, tant en ce qui concerne les m thodes diagnostiques utiliser, que la n cessit ou non de d pister un reflux v sico-ur t ral et la remise en question de l int r t de l antibioprophylaxie. Cette volution survient dans un contexte d mergence de souches de E. coli multi r sistantes communautaires. De plus, la situation est compliqu e par le fait que nombre des mol cules propos es chez l adulte (quinolones, fosfomycine, nitrofurado ne, m ) sont contre-indiqu es chez l enfant ou n ont pas d AMM ou de gal nique p diatrique.
9 III. Comment diagnostiquer une IU chez le nourrisson et le jeune enfant? Devant un syndrome f brile, les indications de recueil urinaire doivent tenir compte de la probabilit d IU (probabilit pr -test) selon l existence ou non de facteurs de risque : ge inf rieur 3 mois, sexe masculin, ant c dent de py lon phrite aigu (PNA) ou d uropathie, fi vre isol e > 39 C depuis plus de 48 heures [2]. En dehors de situations particuli res (nouveau-n et nourrisson de moins de 1 mois, patient neutrop nique, sepsis), il n est pas souhaitable de demander d embl e un ECBU sans disposer au pr alable d une bandelette urinaire.
10 Une bandelette urinaire positive pour les leucocytes et/ou les nitrites doit conduire la r alisation d un ECBU, avant prescription de toute 7 antibioth rapie. La valeur pr dictive n gative (VPN) d une bandelette urinaire n gative est > 90% (Grade A) [2,3]. Classiquement, les bandelettes urinaires peuvent tre utilis es partir de l ge de 3 mois. Des tudes r centes d montrent que les performances de ces tests sont aussi bonne d s l ge d un mois [4]. Pour les modalit s de recueil, le diagnostic d IU par poche urinaire est largement remis en cause.