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1 LES DOSSIERS DE LA DREES. N 76 mars 2021. Quelle d mographie r cente et venir pour les professions m dicales et pharmaceutique ? Constat et projections d mographiques Marie Anguis, Maxime Bergeat, Jacques Pisarik, No mie Vergier, H l ne Chaput Remerciements : Quentin Laffeter, Blandine Legendre, Christophe Dixte, Muriel Barlet, Conseil national de l'Ordre des m decins, Conseil national de l'Ordre des pharmaciens, Conseil national de l'Ordre des sages-femmes, Conseil national de l'Ordre des chirurgiens- dentistes Synth se - Quelle d mographie r cente et venir pour les professions m dicales et pharmaceutique ? > Les dossiers de la DREES n 76 > mars 2021.
2 Quelle d mographie r cente et venir pour les professions m dicales et pharmaceutique ? Constat et projections d mographiques Marie Anguis, Maxime Bergeat, Jacques Pisarik, No mie Vergier, H l ne Chaput Remerciements : Quentin Laffeter, Blandine Legendre, Christophe Dixte, Muriel Barlet, Conseil national de l'Ordre des m decins, Conseil national de l'Ordre des pharmaciens, Conseil national de l'Ordre des sages-femmes, Conseil national de l'Ordre des chirurgiens- dentistes Retrouvez toutes nos publications sur : Retrouvez toutes nos donn es sur : Quelle d mographie r cente et venir pour les professions m dicales et pharmaceutique ?
3 > Les dossiers de la DREES n 76 > mars 2021. Synth se - Quelle d mographie r cente et venir pour les professions m dicales et pharmaceutique ? > Les dossiers de la DREES n 76 > mars 2021. SYNTH SE. La d mographie des professions m dicales et pharmaceutiques est un enjeu central des politiques d'organisation de l'offre de soins : combien de professionnels sont disponibles pour apporter des soins la population ? Combien le seront dans les ann es venir ? Cette volution r pondra-t-elle l'augmentation de la population et aux volutions des besoins ? court terme, l'organisation des soins doit tenir compte de la d mographie pr sente des professions : leur nombre, leur ge, leur mode d'exercice par exemple.
4 Plus long terme, les capacit s de formation sont un levier majeur des politiques d'offre de soins. N anmoins, ce levier ne peut affecter la situation d mographique qu'avec un d lai quivalent la dur e des tudes concern es : pour ce qui concerne les professions m dicales et pharmaceutiques, il faut ainsi compter de cinq dix ans (respectivement pour le cas des sages-femmes et des m decins) pour qu'une politique ax e sur ce levier ne commence . produire ses effets. Depuis les ann es 1970, les capacit s de formation pour les professions m dicales et pharmaceutiques ont ainsi progressi- vement t constitu es en outil explicite de politique publique par l' tablissement du numerus clausus, fix annuellement par d cret minist riel, qui d termine le nombre d' tudiants admis entrer en formation.
5 Introduit d s la rentr e 1972 pour la m decine et l'odontologie, il est instaur partir de la rentr e 1977 pour la ma eutique et partir de la rentr e 1980 pour la pharmacie. La r forme des tudes de sant port e par la Loi Organisation et transformation du syst me de sant de 2019 met fin ce dispositif, dont la derni re occurrence concerne la rentr e 2020. Elle consacre l'utilisation de ce levier comme outil de pilotage long terme mais en modifie la nature : le numerus apertus a pour ambition de proposer des flux d'entr e aux tudes de sant . de fa on plus flexible et plus concert e, avec un objectif de r ponse aux besoins de sant des territoires.
6 Il est ainsi fix dans le cadre d'une Conf rence nationale, rassemblant l'ensemble des acteurs du monde de la sant , qui labore des objectifs quinquennaux de formation sur le fondement de propositions manant des acteurs locaux. Ce dossier accompagne la tenue de la premi re dition de la Conf rence nationale de sant . Il tablit un tat des lieux des donn es actuellement disponibles sur la d mographie pr sente et venir des quatre professions concern es : m decins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes et pharmaciens. Une premi re partie d crit les volutions d mographiques constat es sur les neuf derni res ann es, de 2012 2021.
7 Les deuxi me et troisi me parties sont consacr es aux travaux de projection d mographique men s par la DREES : les mod les de projection relatifs aux quatre professions ont fait l'objet d'une actuali- sation qui permet d' tudier les tendances d mographiques jusqu' l'horizon 2050. Ces mod les sont construits sur une hypo- th se centrale de comportements et de l gislation constante par rapport la p riode r cente. Les sc narios dits tendanciels faits sous cette hypoth se permettent d'identifier les grandes volutions d mographiques impliqu es par les tendances r - centes. Ces sc narios peuvent tre tudi s sous l'angle des effectifs de professionnels actifs sur la p riode de projection, mais aussi sous l'angle de la tension entre offre et demande de soins, par une approche en densit ou densit standardis e qui tient compte de la consommation de soins par ge.
8 Enfin, les mod les de projection constituent un outil pr cieux pour tudier la sensibilit de la d mographie des professions un changement l gislatif ou comportemental : la troisi me partie de ce dossier illustre les apports d'une telle approche par la pr sentation de variantes touchant au nombre d' tudiants admis au sein des cursus d' tudes relatifs chaque profession et au nombre de dipl m s l' tranger d butant une activit en France. Au 1er janvier 2021, on compte 42 000 chirurgiens-dentistes de moins de 70 ans en activit . Depuis 2012, les effectifs de la profession sont en croissance et elle s'est rajeunie et f minis e.
9 Elle est tr s majoritairement lib rale, mais ce mode d'exercice conna t une l g re d saffection sur la p riode 2012-2021, au profit du salariat non hospitalier et de l'exercice mixte. Sous hypoth ses de comportements et de l gislation constants, le mod le de projection des effectifs de chirurgiens-dentistes montre une croissance soutenue des effectifs jusqu'en 2050 (+46 % par rapport 2021), qui se d cline en une hausse des effectifs de lib raux comme de salari s. La densit standardis e, qui permet de tenir compte de la croissance et du vieillisse- ment de la population, voluerait de mani re plus mod r e (+39 % entre 2021 et 2050).
10 Cette croissance des effectifs est fortement port e par l'arriv e de chirurgiens-dentistes dipl m s l' tranger : elle ne serait que de 5 %, pour les effectifs, en l'absence de ce flux. En augmentation constante depuis 2012 avec une dynamique particuli rement forte jusqu'en 2017, le nombre de sages- femmes s'est stabilis autour de 23 400 en 2021. La profession est essentiellement f minine (97 % de femmes) et jeune : les professionnelles en exercice ont en moyenne 41 ans. Les sages-femmes exercent majoritairement l'h pital. Toutefois, depuis 2012, une part croissante d'entre elles choisit un exercice lib ral ou mixte. La proportion de dipl m es l' tranger parmi les professionnelles en exercice est en constante augmentation, en particulier du fait de l'augmentation du nombre de fran aises d tenant un dipl me europ en, mais reste un niveau relativement bas (7,5 % des professionnels en exercice).