Transcription of OEDIPE ROI, TRAGÉDIE.
1 OEDIPE ROITRAG DIET raduction nouvelle de Leconte de LisleSOPHOCLE1877 Publi par Gw nola, Ernest et Paul Fi vre, F vrier 2016- 1 -- 2 - OEDIPE ROITRAG DIET raduction nouvelle de Leconte de : impr. A. Lemerre1877- 3 -LES , m re et femme d' ON, oncle d' OEDIPE , fr re de 4 - OEDIPE , Le enfants, race nouvelle de l'antique Kadmos, pourquoivous tenez-vous ainsi devant moi avec ces rameauxsuppliants ? Toute la ville est pleine de l'encens qui br leet du retentissement des paians et des lamentations. Jen'ai point pens que je dusse apprendre ceci par d'autres, enfants !
2 Et je suis venu moi-m me, moi, Oidipous,c l bre parmi tous les hommes. Allons ! Parle, vieillard,car il convient que tu parles pour eux. Qu'est-ce ? Quelleest votre pens e ? Redoutez-vous quelque danger ?D sirez-vous tre secourus dans une calamit pr sente ?Certes, je vous viendrai en aide. Je serais sans piti si jen' tais touch de votre morne , toi qui commandes la terre de ma patrie, tunous vois tous prostern s devant tes autels : ceux-ci quine peuvent encore beaucoup marcher, ces sacrificateurslourds d'ann es, et moi-m me serviteur de Zeus et cette lite de nos jeunes hommes.
3 Le reste de la multitude,portant les rameaux suppliants est assis dans l?Agora,devant les deux temples de Pallas et le foyer fatidique del'Ism nien. En effet, comme tu le vois, la ville, battue parla temp te, ne peut plus lever sa t te submerg e parl' cume sanglante. Les fruits de la terre p rissent, encoreenferm s dans les bourgeons, les troupeaux de boeufslanguissent, et les germes con us par les femmes nenaissent pas. Brandissant sa torche, la plus odieuse desd esses, la peste, s'est ru e sur la ville et a d vast lademeure de Cadmos.
4 Le noir Had s s'enrichit de nosg missements et de nos lamentations. Et voici que cesenfants et moi nous nous sommes rendus ton seuil, nonque tu nous sembles gal aux dieux, mais parce que, dansles maux qu'am ne la vie ou dans ceux qu'infligent lesd mons irrit s, tu es pour nous le premier des hommes,toi qui, ton arriv e dans la ville de Cadmos, nousaffranchis du tribut pay la cruelle divinatrice, n' tantaverti de rien, ni renseign par nous . En effet, c'est l'aide d'un dieu que tu as sauv notre vie.
5 Tous le pensentet le croient. Or, maintenant, OEDIPE , le plus puissant deshommes, nous sommes venus vers toi en suppliants, afinque tu trouves quelque rem de pour nous , soit qu'unoracle divin t'instruise, soit qu'un homme te conseille, car- 5 -je sais que les sages conseils am nent les v nementsheureux. Allons, le meilleur des hommes, remets cetteville en son ancienne gloire, et prends souci de la tienne !Cette terre, se souvenant de ton premier service, tenomme encore son sauveur. Plaise aux dieux que,songeant aux jours de ta puissance, nous ne disions pasque, relev s par toi, nous sommes tomb s de nouveau !
6 Restaure donc et tranquillise cette ville. D j par uneheureuse destin e, tu nous as r tablis. Sois aujourd'hui gal toi-m me. Car, si tu commandes encore sur cetteterre, mieux vaut qu'elle soit pleine d'hommes qued serte. Une tour ou une nef, en effet, si vaste qu'elle soit,n'est rien, vide d' lamentables enfants ! Je sais, je n'ignore pas ce quevous venez implorer. Je sais de quel mal vous souffreztous. Mais quelles que soient les douleurs qui vousaffligent, elles ne valent pas les miennes ; car chacun devous souffre pour soi, sans prouver le mal d'autrui, etmoi, je g mis la fois sur la ville, sur vous et sur , vous ne m'avez point veill tandis que jedormais ; mais, plut t, sachez que j'ai beaucoup pleur etagit dans mon esprit bien des inqui tudes et des pens es; de sorte que le seul rem de trouv en r fl chissant, jel'ai tent.
7 C'est pourquoi j'ai envoy Python, auxdemeures de Phoebus, le fils de M noikeus, Cr on, monbeau-fr re, afin d'apprendre par quelle action ou parquelle parole je puis sauver cette ville. D j , comptant lesjours depuis son d part, je suis inquiet de ce qu'il fait ;car il y a fort longtemps qu'il est absent, et au del de cequi est vraisemblable. Quand il sera revenu, que je soistenu pour un mauvais homme, si je ne fais ce qu'auraprescrit le dieu !LE parles propos, certes ; car ceux-ci m'annoncent queCr on est arriv.
8 - 6 - OEDIPE , Le Sacrificateur, Cr roi Apollon ! Puisse-t-il revenir avec un oracle aussipropice que son visage est joyeux !LE il est permis de le penser, il est joyeux. Sinon, iln'arriverait pas la t te ceinte d'un laurier charg de le saurons promptement, car il est assez pr s pour tre entendu. roi, mon parent, fils de M noikeus, queller ponse du dieu nous apportes-tu ?CR excellente ; car quelque difficiles faire que soientles choses, je dis qu'elles sont bonnes si elles m nent une heureuse est l'oracle ? Tes paroles, en effet, ne me donnent niconfiance, ni tu veux que ceux-ci entendent, je suis pr t , entrons dans la devant tous.
9 Je suis plus afflig de leurs maux queje n'ai souci de ma propre dirai ce que je tiens du dieu. Le roi Apollon nousordonne d'effacer la souillure qui a grandi dans ce pays,de l'extirper, loin de l'y entretenir, de peur qu'elle est la nature de ce mal ? Par quelle expiation ?CR chassant un homme hors des fronti res, ou envengeant le meurtre par le meurtre, car c'est ce meurtrequi ruine la 7 est l'homme dont l'oracle rappelle le meurtre ?CR ON. roi, La us commanda autrefois sur notre terre, avantque tu fusses le chef de cette l'ai entendu dire, car je ne l'ai jamais 'oracle ordonne clairement de punir ceux qui ont tu cethomme qui est quelle terre sont-ils ?
10 Comment retrouver quelquetrace d'un crime ancien ?CR 'oracle dit que cette trace est dans la ville. On trouve cequ'on cherche, et ce qu'on n glige nous , dis-moi : est-ce dans les champs, ici, ou sur uneterre trang re que La us a t tu ?CR dit qu' tant parti pour consulter l'oracle, il n'est plusjamais revenu dans sa messager, aucun compagnon de route n'a-t-il vu etne peut-il raconter comment les choses se sont pass es ?CR ont tous p ri, l'exception d'un seul qui s'est enfui deterreur et n'a dit qu'une seule chose de tout ce qu'il a chose ?