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1 INSTITUT DE FORMATION EN SOINS INFIRMIERS L EXPERIENCE DU SOIGNANT DANS LA PRISE EN CHARGE DE LA VIOLENCE CHEZ LE PATIENT PSYCHOTIQUE MEMOIRE DE FIN D ETUDES pour LA VALIDATION DES UNITES D ENSEIGNEMENT S6 INITIATION A LA DEMARCHE DE RECHERCHE ET D INTEGRATION S6 ANALYSE DE LA QUALITE ET TRAITEMENT DES DONNEES SCIENTIFIQUES ET PROFESSIONNELLES R dig sous la direction de Mme Martine BARMOY, Cadre de sant formateur Par Tracey BERNHARDT Promotion 2012-2015 Janvier, 2015 INSTITUT DE FORMATION EN SOINS INFIRMIERS L EXPERIENCE DU SOIGNANT DANS LA PRISE EN CHARGE DE LA VIOLENCE CHEZ LE PATIENT PSYCHOTIQUE MEMOIRE DE FIN D ETUDES pour LA VALIDATION DES UNITES D ENSEIGNEMENT S6 INITIATION A LA DEMARCHE DE RECHERCHE ET D INTEGRATION S6 ANALYSE DE LA QUALITE ET TRAITEMENT DES DONNEES SCIENTIFIQUES ET PROFESSIONNELLES R dig sous la direction de Mme Martine BARMOY, Cadre de sant formateur Par Tracey BERNHARDT Promotion 2012-2015 Janvier, 2015 L IFSI n entend donner aucune approbation ni improbation aux opinions mises dans le travail crit.
2 Ces opinions doivent tre consid r es comme propre l auteur . AUTORISATION D UTILISATION A DES FINS PEDAGOGIQUES Je soussign e Mme Tracey Bernhardt, autorise l institut de formation en soins infirmiers du Centre Hospitalier de Haguenau, utiliser le contenu de ce m moire des fins p dagogiques. DECLARATION DE NON-PLAGIAT : Je certifie que le pr sent m moire est uniquement et totalement le r sultat d un travail personnel de recherche et que toutes les sources auxquelles j ai pu me r f rer sont clairement indiqu es dans le corps du texte et figurent dans la liste bibliographique en annexe. Je d clare avoir t inform e des cons quences disciplinaires en cas de plagiat. Date : Le 05 janvier 2015 Signature : Le succ s n est pas la cl du bonheur. Le bonheur est la cl du succ s. Si vous aimez ce que vous faites, vous r ussirez.
3 Albert Schweitzer REMERCIEMENTS Je tiens tout d abord exprimer toute ma reconnaissance mon Directeur de m moire, Madame BARMOY Martine, pour m avoir accompagn e tout au long de la r alisation de ce m moire. Je tiens galement remercier mon petit ami pour sa patience, sa confiance et pour avoir toujours cru en moi ; ma fille, qui, par sa simple pr sence m a redonn le sourire lors des moments difficiles ; mes parents, pour leurs encouragements et leur soutien durant ses trois ann es d tudes ; ma s ur, pour son aide pr cieuse, son coute et ses nombreuses relectures. Je remercie enfin toute l quipe p dagogique de l Institut de Formation en Soins Infirmiers de Haguenau et tous les soignants que j ai pu tre amen e rencontrer, pour leur aide et leur disponibilit . Ce m moire est d di la m moire de ma grand-m re maternelle, en esp rant qu elle aurait t fi re de moi.
4 TABLE DES MATIERES 1. Description de la situation d 2. Analyse, questionnement et question de d part 3. Recherches Recherches D La La schizophr Du soin au prendre La L agressivit .. 4. La pr -enqu te M thodologie, population cible et lieux des entretiens Analyse des Analyse de l entretien num ro Analyse de l entretien num ro Synth se exploratoire et question de d part d L mergence de la peur chez le Les diff rents moyens afin de palier le comportement violent du Le terme de violence et d agressivit .. 1. Le cadre L exp D G n ralit L exp rience de l infirmier(e).. La L attitude soignante L attitude La 2. L hypoth 1. La m thodologie de l enqu La nature de l enqu Le choix de la population interrog La construction de l outil d investigation et les Le recueil de donn Le traitement des donn L analyse des donn Les limites de l enqu 2.
5 Les r sultats de l enqu te : l analyse La pr Th me : l exp Th me : la Th me : la 3. Les r sultats de l enqu te : l analyse Les apports de l exp rience infirmi re dans la PRISE en CHARGE du patient psychotique La connaissance du patient et de sa L attitude soignante face la L mergence de la violence chez le patient La Le comportement des Comment r agir face la violence ?.. Notre attitude En corr lation avec l quipe Les l ments pouvant influencer l attitude bienveillant du SOIGNANT lors de sa PRISE en CHARGE du patient psychotique Les l ments propres aux Les l ments propres l 4. La validation de l hypoth ANNEXE ANNEXE ANNEXE ANNEXE ANNEXE ANNEXE ANNEXE BIBLIOGRAPHIE 1 Suite l obtention de mon dipl me du baccalaur at, j ai pass le concours d infirmi re, que j ai obtenu.
6 Ainsi, j ai pass trois ann es l Institut de Formation en Soins Infirmiers qui m ont t tr s enrichissantes, non seulement en acquisitions th oriques, mais aussi en exp riences et en gain de maturit , gr ce mes nombreux stages, tous diff rents les uns des autres. Au travers de mes stages, j ai vite constat que j tais d avantage attir e par le c t relationnel et humain du soin que par la technicit de ce dernier. En effet, de nature communicante, je n ai pas prouv de difficult s particuli res aborder les patients. De plus, n ayant jamais effectu de stage en milieu psychiatrique, j attendais avec une certaine h te ce dernier, car je savais que le soin relationnel constituait un l ment fondamental du soin psychiatrique et qu il me paraissait important d en conna tre aussi les particularit s.
7 C est donc au semestre 4 que j ai effectu mon premier stage en psychiatrie et c est durant celui-ci que j ai eu le plus de difficult s entrer en communication avec certains patients, car je ne savais jamais comment je devais les aborder, surtout lors de situations difficiles g rer, comme la violence d un patient psychotique. Mes motions et notamment la peur, prenaient souvent le dessus, et ma capacit rester soignante tait quelque peu entrav e, puisqu au lieu d aider le patient aller mieux, je l vitais. C est au travers de cette difficult rester soignante face la violence du patient psychotique, que j ai choisi de travailler mon m moire. Ainsi, je vais vous exposer, dans un premier temps, ma situation d appel v cue en stage, mon questionnement et ma question de recherche. Dans un second temps, j essayerai de vous d velopper mon cadre conceptuel en lien avec mes recherches, suivi de mon hypoth se.
8 Enfin, je vous ferai part de l analyse de mon enqu te sur le terrain en r ponse mon hypoth se, en terminant par ma conclusion. 2 1. DESCRIPTION DE LA SITUATION D APPEL La situation a lieu dans un service de psychiatrie en unit ferm e, avec Mr B, 40 ans, atteint de schizophr nie parano de et hospitalis la demande d un tiers le 18 juin 2013 pour passage l acte h t ro-agressif. Il s agissait de ma premi re semaine de stage en psychiatrie. Lors de mon poste d apr s-midi, je pr viens l quipe que je vais prendre les param tres vitaux chez un certain nombre de patients. Mr B m interpellait plus que les autres car il errait dans le couloir en faisant beaucoup de va-et-vient. Il me fixait du coin de l il, tait v tu d une longue veste noire, d un bonnet et coutait de la musique avec son baladeur MP3.
9 Je me suis dirig e vers Mr B et lui ai demand s il tait d accord que je l accompagne dans sa chambre pour prendre ses constantes. Il ne m a pas r pondu et y est all de lui-m me. Je l ai donc suivi. Je lui ai successivement mesur le pouls, la temp rature et la tension, et apr s lui avoir transmis les r sultats, il m a dit en me fixant du regard : vous n tes qu une menteuse . Je n ai pas r pondu sa remarque, et j ai continu mon travail tout en ayant pr venu l infirmier des propos tenus par le patient. Durant l apr s-midi, alors que j tais avec l infirmier, Mr B est venu de mani re inopin e se mettre face nous et a agress verbalement l infirmier plusieurs reprises en le traitant notamment d hypocrite, de menteur. Il tenait galement des propos d lirants de type pers cutif en lui disant vous avez fait entrer ma m re pour qu elle m empoisonne !
10 Et a fini par tenir des propos mena ants son gard vous n allez pas vous en tirer comme a.. L infirmier, tout en essayant de contenir le patient, a mis son bras devant moi afin que je me mette en retrait. Le patient a fini par se calmer et est parti rejoindre sa chambre. Suite cette situation, le m decin a pris la d cision de prescrire Mr B une PRISE en CHARGE en chambre de soins intensifs (CSI) pour agressivit et risque de passage l acte. Il a pass 5 jours en CSI, durant lesquels je n ai eu aucun contact avec lui. 3 Mr B tait constamment dans la m fiance et dans la pers cution. Selon lui, il n avait aucun probl me , il ne comprenait pas pourquoi il tait hospitalis . Apr s que le m decin ait expliqu Mr B qu il serait mis en CSI, de nombreux soignants s taient mobilis s autour du patient car ils craignaient que ce dernier ne pr sente un comportement h t ro-agressif.