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Epist mologie et M thodologie en sciences de Gestion :r flexion sur l tude de cas C line ChatelinMa tre de conf IAE Orl ans Epist mologie et M thodologie en sciences de Gestion :r flexion1 sur l tude de cas R sum :Cet article propose une r flexion m thodologique en sciences de gestion. Enexaminant ce que recouvre le processus scientifique, partir d uneillustration dans le champ de la gouvernance des entreprises, nous montronsce que sous-tend le conflit apparent entre les d marches quantitative etqualitative.

« Epistémologie et Méthodologie en sciences de Gestion : réflexion1 sur l’étude de cas » Résumé : Cet article propose une réflexion méthodologique en sciences de gestion.

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1 Epist mologie et M thodologie en sciences de Gestion :r flexion sur l tude de cas C line ChatelinMa tre de conf IAE Orl ans Epist mologie et M thodologie en sciences de Gestion :r flexion1 sur l tude de cas R sum :Cet article propose une r flexion m thodologique en sciences de gestion. Enexaminant ce que recouvre le processus scientifique, partir d uneillustration dans le champ de la gouvernance des entreprises, nous montronsce que sous-tend le conflit apparent entre les d marches quantitative etqualitative.

2 Nous d veloppons un guide m thodologique de l tude de cas etdiscutons de sa port e pist mologique. Epistemology and Methodology in Management Science:Discussion on Case Study Abstract :The topic of this paper is related to the methodological question inmanagement science. We study the scientific process on the basis of thecorporate governance scope to show what the apparent conflict betweenquantitative and qualitative approaches underlies. We develop amethodological guide for case study and we discuss its epistemologicalsignificance.

3 1 Ce document de recherche a t r dig dans le cadre d une discussion de l articlede Moriceau (2000) en s minaire th matique du LOG les m thodologies ensciences de gestion , le 7 juin question m thodologique s impose naturellement au chercheur dansla mesure o le processus scientifique vise produire une connaissanceobjective de la r alit observ e. Partant de l existence suppos e av r e desconflits entre tenants de la m thodologie quantitative et des tenants del approche qualitative notamment par tude de cas, Moriceau (2000) d fendl hypoth se selon laquelle la validit externe des r sultats obtenus par uned marche qualitative rel ve non plus de la g n ralisabilit mais de lar p titivit que cette d marche effet, selon l auteur (p.)

4 238), les qualitativistes parce qu ils ser f rent aux m mes crit res que leurs ma tres aux m thodes statistiques ,cherchent par cons quent la g n ralisation de leurs r sultats obtenus par tudes de cas m me si celle-ci est de nature analytique et non plusstatistique . Or cette attitude, qui implicitement viserait faire gagner enl gitimit les premiers aux yeux des seconds consisterait finalement pr tendre que l tude de cas n a d autre pr tention que de fournir une autrevoie d acc s l observable, permettant d aboutir la m me chose, deslois g n rales gouvernant les organisations.

5 Ce constat d cevant nousinvite donc, selon l auteur, r fl chir la port e pist mologiquealternative que pourrait offrir la d marche qualitative comparativement lad marche statistique largement reconnue dans l ensemble des sciences , lebut restant, force est de le constater, de solidifier plus encore [la]reconnaissance acad mique [des tudes de cas] .A partir de la r flexion de Moriceau nous proposons deux points dediscussion. Nous revenons tout d abord sur l hypoth se implicite de d partselon laquelle il existe un d bat r current qui oppose les m thodesqualitatives et quantitatives.

6 Plus pr cis ment nous souhaitons proposerune lecture moins conflictuelle que celle propos e par l auteur afin ded montrer que sous cet angle, la question du choix m thodologique duchercheur cache l interrogation essentielle et vraisemblablement universellequi guide celui-ci au cours du processus scientifique. Nous proposonsensuite un guide m thodologique de recherche par tude de cas etenvisageons une discussion centr e sur le prolongement de la proposition del auteur selon lequel le potentiel scientifique des tudes de cas r side dansleur capacit mettre en exergue l observation de la singularit duprobl me pos participant [ainsi] la compr hension d un ressortprobl matique susceptible de se r p ter (Moriceau, p.)

7 239).41. Choix m thodologique : quelle est la v ritable question duchercheur ?L hypoth se d opposition traditionnelle entre les d marches qualitativeset quantitatives fait l objet de corroborations fr quentes lors de colloques o la logique d affrontement et peut tre plus profond ment une logiqued incompr hension entre quantitativistes et qualitativistes ont pu treexp riment es ou observ es. Or, l instar de Popper, la corroborationpartielle conduit donc reproduire incessamment le test d observations, toutrejet de l hypoth se initiale conduisant une remise en question de tout oupartie de la th orie de d part dans le processus de rapprochement de lav rit.

8 Or, il est un fait observ que quantitativiste et qualitativiste peuvent tre incarn s par un seul et m me chercheur. En sciences de gestion, enparticulier dans les pr occupations d ordre organisationnel, un m me auteurpeut proposer dans un seul et m me article sinon dans plusieurs, deux typesde r sultats issus chacun de m thodologies diff rentes. En ce sens,l opposition r currente, suppos e, ou tout du moins v cue comme telle parune majorit de membres de la communaut scientifique est r futable et sar futation, effectivement av r e m me de mani re non statistiquementrepr modeste d monstration de la r futabilit d une th orie et plussp cifiquement ici de l hypoth se d opposition r currente desm thodologies, partir de quelques observations, de quelques cas observ s.

9 A pour dessein d interroger la pr occupation sous-jacente mais non moinscruciale des chercheurs quand la question de la d marche m thodologiqueest pos Consid rations pist mologiques : l essence m me de touterecherche scientifiqueLe propos ici n ayant aucunement la pr tention de statuer sur la science,nous proposons cependant une r flexion g n rale sur l activit Lecourt (2003, p. 368), pour anticiper ce qui de l inconnu estsusceptible d tre acquis la connaissance, la pens e scientifique doitinlassablement prendre le risque d interroger le r el en fonction d unpossible dont elle sollicite les virtualit s par la pens e et l exp cette ferveur interrogative ne se satisfait d aucune r ponse apport e.

10 En ce sens, la construction de connaissance en rapport avec les observationsest la pr occupation centrale du chercheur. La science en tant qu activit de5production de connaissance renvoie plusieurs types de connaissances et enamont plusieurs attitudes et questionnements scientifiques desquels mergent ces types de connaissances2. Pourquoi cela est ? Comment celaest-il ? Comment cela devrait-il tre ?Comme le stipule le principe m thodologique propos par Popper (1991, ), les th ories satisfaisantes doivent, en principe, transcender lesexemples empiriques qui leur ont donn naissance.


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