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FACE A UNE DEMANDE D’EUTHANASIE - sfap.org

FACE A UNE DEMANDE D euthanasie Groupe de Travail sur l euthanasie P le Ethique et Recherche Soci t Fran aise d Accompagnement et de Soins Palliatifs Octobre 2004 VERSION COURTE / SFAP / FACE A UNE DEMANDE D euthanasie / 01 10 04 1 SOMMAIRE Cadre et historique du projet et m thode de travail .. page 2 LE GUIDE : FACE A UNE DEMANDE D' euthanasie I Pr ambule .. page 4 II .. page 5 III D marche clinique .. page 7 Grille de recueil de donn page 10 IV D finitions et quelques rep res page 12 V page 23 VERSION COURTE / SFAP / FACE A UNE DEMANDE D euthanasie / 01 10 04 2 CADRE et HISTORIQUE DU PROJET Le 4 octobre 2002, le Docteur Daniel d H rouville, Pr sident de la Soci t

CADRE et HISTORIQUE DU PROJET Le 4 octobre 2002, le Docteur Daniel d’Hérouville, Président de la Société Française d ’Accompagnement et de Soins Palliatifs (SFAP

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1 FACE A UNE DEMANDE D euthanasie Groupe de Travail sur l euthanasie P le Ethique et Recherche Soci t Fran aise d Accompagnement et de Soins Palliatifs Octobre 2004 VERSION COURTE / SFAP / FACE A UNE DEMANDE D euthanasie / 01 10 04 1 SOMMAIRE Cadre et historique du projet et m thode de travail .. page 2 LE GUIDE : FACE A UNE DEMANDE D' euthanasie I Pr ambule .. page 4 II .. page 5 III D marche clinique .. page 7 Grille de recueil de donn page 10 IV D finitions et quelques rep res page 12 V page 23 VERSION COURTE / SFAP / FACE A UNE DEMANDE D euthanasie / 01 10 04 2 CADRE et HISTORIQUE DU PROJET Le 4 octobre 2002, le Docteur Daniel d H rouville, Pr sident de la Soci t Fran aise d Accompagnement et de Soins Palliatifs (SFAP), ouvre la premi re s ance de travail.

2 Le Docteur R gis Aubry DEMANDE au Docteur Colette Peyrard de coordonner ce groupe afin de r diger un guide de bonnes pratiques l usage des soignants confront s aux demandes d euthanasie d une part, et, d autre part, destination des pouvoirs publics en vue de sensibiliser l opinion sur les enjeux . Cette initiative s inscrit donc dans la dynamique de d bat souhait e par la SFAP. Les questions soulev es par la fin de vie et la mort sont des sujets centraux dans toute soci t , quelle que soit l poque. Elles sont en rapport avec les valeurs, les lois et les codes propres chaque soci t et sont susceptibles d volution.

3 Nous avons conscience que les notions d finies dans ces documents portent l empreinte de notre culture occidentale du XXI me si cle. Les promoteurs ont choisi de constituer d s le d part un groupe pluridisciplinaire, de repr sentation nationale, centr sur l activit clinique, pour ne pas se laisser enfermer dans une vision trop biom dicale de la question, pour mieux situer les id ologies sous-jacentes aux pratiques et publications et mieux cerner les enjeux thiques. L objectif du groupe est explicitement de favoriser une d marche de questionnement ouvert sans pr juger d une attitude a priori pour ou contre l euthanasie , et de privil gier une position centr e sur le patient consid r chaque fois comme unique.

4 L originalit de cette proposition repose sur une approche croisant les regards de disciplines diff rentes : soignants, juristes, anthropologues, psychanalystes, philosophes et repr sentants de divers courants d opinions. Notre souci est de soutenir une r flexion l articulation de la biom decine et des Sciences Humaines, en ayant conscience que les questions abord es rejoignent chacun des acteurs dans sa singularit . Nous nous sommes appuy s sur l analyse de situations cliniques et sur l exploration d une bibliographie de r f rences limit e. Notre hypoth se est qu une tude exhaustive de la litt rature scientifique apportera des l ments compl mentaires d appr ciation, mais ne nous semble pas de nature modifier profond ment le questionnement pos.

5 L int r t de cette d marche est de proposer une m thodologie qui inclut chacun des acteurs impliqu s : malades, familles et soignants, en mettant en valeur leurs ressources respectives pour faire face la complexit des d cisions prendre. Il s agit de soutenir un processus VERSION COURTE / SFAP / FACE A UNE DEMANDE D euthanasie / 01 10 04 3d cisionnel commun pour laborer la r flexion n cessaire. Promouvoir ce processus DEMANDE de la part des professionnels un r el travail d implication, d argumentation et de concertation. A ce jour, octobre 2004, le groupe propose un document de travail vis e p dagogique.

6 Il s adresse tous les soignants confront s une DEMANDE d euthanasie et voudrait contribuer, par les d finitions et rep res mentionn s, une clarification des termes employ s l o souvent nous constatons encore une confusion l uvre. La mission de sensibiliser les pouvoirs publics n a pas t reprise par ce groupe de travail qui a estim ne pas avoir les comp tences ad quates. D autres collaborations seraient n cessaires.. Les participants : Monique ACHARD : retrait e, membre de l Association pour le Droit de Mourir dans la Dignit (Chambery) Pierre BASSET : m decin, Unit de Soins Palliatifs et Equipe Mobile Douleur et Soins Palliatifs (Chambery) Dominique BLET : m decin, Unit Mobile de Soutien, R seau Ouest Audois Douleur et Soins Palliatifs.

7 Karine BREHAUX : doctorante en sciences politiques Institut d tudes politiques de Paris, dipl m e en philosophie (Champagne-Ardennes). Marie-Laure CADART : m decin anthropologue, chercheur associ au Laboratoire d Ecologie Humaine et d Anthropologie ( LEHA, Aix-en- Provence). Fran oise CORLE : infirmi re, Unit Mobile d Accompagnement, H pital Corentin Celton (Issy-les Moulineaux). Yves DELOMIER : m decin (Saint- Etienne) Th r se DHOMONT : psychologue, Unit Douleur et Equipe Mobile Soins Palliatifs (Aix-en Provence) Brigitte JAMMES : Assistante Sociale ( SCAPH 38 Grenoble).

8 Marie-Th r se LEBLANC-BRIOT : m decin, Equipe Mobile Soins Palliatifs, g riatrie, service soins de suite et longue dur e (Ch teau-Gontier) Pierre MOREL : juriste, tudiant en th ologie (Arzens). Mireille PERINEAU / m decin, Equipe Mobile Soins Palliatifs, (Avignon) ; Catherine PERROTIN : philosophe, Centre Interdisciplinaire d Ethique (Lyon) Colette PEYRARD : m decin anesth siste, Equipe Mobile Douleur et Soins Palliatifs (Vienne). Jacques RICOT : professeur de philosophie (Nantes). Pascale VINANT : m decin, Equipe Mobile Soins Palliatifs (Paris, Cochin) VERSION COURTE / SFAP / FACE A UNE DEMANDE D euthanasie / 01 10 04 4LE GUIDE : FACE A UNE DEMANDE D' euthanasie I PREAMBULE Etre confront une DEMANDE d euthanasie entra ne souvent chez le soignant un grand d sarroi.

9 Cette DEMANDE renvoie un insupportable pour le patient mais aussi pour sa famille et pour les soignants. Le risque est de se laisser envahir par ce sentiment d insupportable et de ne plus arriver penser, mettre des mots sur ce qui se passe. Lorsqu il n y a plus de parole possible ou s il y a rupture du dialogue, la tentation alors peut tre celle d un passage l acte. En situation de maladie grave, il est fr quent qu un patient passe par des moments o il souhaite mourir, ce qui ne veut pas dire qu il DEMANDE un geste d euthanasie . La famille et les soignants peuvent passer par les m mes phases des moments diff rents.

10 Les quipes soignantes ressentent l insuffisance de la r ponse oui/non la DEMANDE du malade et le besoin de r fl chir plus globalement en tenant compte de l environnement, que cette DEMANDE provienne du patient, de la famille, ou des soignants. La difficult principale pour une quipe de soins d sar onn e par une DEMANDE d euthanasie est d accepter d entendre r ellement la question pour elle-m me et de s interroger cons cutivement sur ce que le malade DEMANDE vraiment. Etant donn l importance de la question soulev e, elle doit tre prise en compte par l ensemble de l quipe et si possible avec le soutien d une quipe ext rieure au service (Equipe Mobile de Soins Palliatifs = EMSP).


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