Transcription of Mémoire - Infirmiers.com
1 BOURDON BRUNO Promotion 2009/2012M moireUN PATIENT, SON DIABETE, SES REPRESENTATIONS :Comment amener ce patient vers l'observance optimale du traitement ?Institut de Formation en Soins InfirmiersVAL DE LYS ARTOIS SAINT VENANTIl s'agit d'un travail personnel que j'ai effectu dans le cadre de mes tudes l'Institut de Formation en Soins Infirmiers Val de Lys Artois SAINT VENANT, et il ne peut faire l'objet d'une publication en tout ou partie sans mon accord et celui de l' :..1I/ CONSTAT ET PROBLEMATIQUE INFIRMIERE:..2II/ RECURRENCE:..6 III/ VERS LA QUESTION DE DEPART :..8IV/ CADRE DE REFERENCE:..91- Repr sentation de la maladie diab tique (chronique):..92- Acceptation de la maladie chronique :..123- Observance th rapeutique du diab tique :..164- L' ducation th rapeutique du patient (ETP) :..195- La relation soignant-soign :..256- Lien entre ETP et relation soignant-soign.
2 27V- HYPOTHESE DE RECHERCHE :..29VI/ ENQUETE :..311- Population tudi e :..312- Lieux choisis :..313- Choix de l'outil :..314- Objectif de l'entretien :..325- D roulement et difficult s rencontr es :..32 VII/ ANALYSE :..331- D roulement du programme d' ducation th rapeutique:..332- De la relation soignant-soign ..353- .. vers la posture infirmi re:..364- Les difficult s dans le programme d' ducation :..365- Education dans la relation soignant-soign :..38 VIII/ RETOUR A L'HYPOTHESE :..39IX / POSITIONNEMENT PROFESSIONNEL :..40 CONCLUSION :..41 BIBLIOGRAPHIE :..IANNEXES :..IIIA- D finitions :..IIIB- Niveaux d'acceptation :..VC- Int gration de l'ETP la strat gie th rapeutique :..VID- Comp tences acqu rir lors d'un programme ducatif :..VIE- Avantages et inconv nients des s ances d' ducation :..VIIF- Guide d'entretien :..VIIIG- R sultats des entretiens.
3 IXINTRODUCTION : tudiant en soins infirmiers, j'ai eu l'occasion d'effectuer un stage dans un service d'endocrinologie, lors de ma formation. J'ai ainsi d couvert le r le ducatif de l'infirmier avec une population de patients diab tiques. C'est une pathologie n cessitant un traitement vie associ une bonne hygi ne de vie et un suivi r 'ai pu remarquer que certains patients, ont des difficult s suivre le traitement de la maladie. Ils leurs arrivent de se sentir diff rents des personnes en pleine sant et ils ont des difficult s concilier leurs habitudes de vie et la maladie. Pour la plupart, ils vivent avec la maladie depuis de nombreuses ann es. Ces difficult s, li es une mauvaise repr sentation de la maladie, agissent comme un facteur de non observance du traitement. Cela intervient galement dans le cadre du suivi th rapeutique, o les infirmiers prouvent des difficult s amener le patient vers une observance optimale du tant que futur professionnel de sant , j'ai cherch savoir ce qui pouvait influencer la repr sentation du patient et ainsi mieux comprendre comment l'infirmier peut intervenir dans ces situations.
4 J'ai ainsi d velopp le concept de l'observance th rapeutique qui m'a conduit vers un point important de la relation soignant-soign : l' ducation th rapeutique du but de ma recherche est d'amener vers une r flexion qui pourrait, peut tre, am liorer la profession infirmi re ainsi que la prise en charge des patients diab tiques dans le suivi de la CONSTAT ET PROBLEMATIQUE INFIRMIERE:Au cours d'un stage en deuxi me ann e dans un service d'endocrinologie, la situation suivante se pr sente :Il s'agit de M. Jacques, g de 40 ans, suivi depuis une vingtaine d'ann es pour diab te insulinod pendant de type patient vit seul chez lui et exerce la profession de cadre commercial, il est souvent en d pr sente un diab te tr s d s quilibr , souvent en hyperglyc mie, son HbA1c est lev e (entre 8 et 9,5%). Il est donc suivi r guli rement dans le service d'endocrinologie par des infirmi res d' demande alors l' quipe soignante pourquoi monsieur n'arrive pas r guler sa glyc me r pond que ce Monsieur ne sait pas se prendre en charge, que son r gime alimentaire n'est pas r ellement respect (il est souvent invit au restaurant), ses injections d'insulines s'effectuent trop rapidement et les contr les de la glyc mie ne sont pas r guliers.
5 Ces probl mes n cessitent donc un suivi infirmier plus important en collaboration avec le m decin cours des suivis, selon les dires des infirmiers, le patient semble adh rer mais cela ne dure pas, il faut alors recommencer son plus lorsque l'on parle avec lui de son suivi, il affirme faire ses glyc mies seulement quand il y pense ou lorsqu'il peut le faire sans tre g n par le regard des autres. Il s int resse beaucoup sa pathologie mais la surveillance lui semble trop compliqu e car elle perturbe son rythme de vie. Peut tre que le contr le glyc mique se fait apr s un laps de temps, apr s l'injection d'insuline, qui s'ajoute la dur e de d rangement du le questionnant davantage, et avec le recul, on apprend que suite aux s ances d' ducation, monsieur est motiv pour se prendre en charge correctement et pour suivre son r gime alimentaire, mais qu'avec le temps, cette motivation laisse place au d couragement et au sentiment d' tre pris en otage par la maladie , cependant, il a conscience qu'il risque de graves complications et que cela pourrait nuire sa carri re de cadre commercial.
6 Il affirme galement que pour lui, l' ducation th rapeutique est une chose nouvelle, laquelle, il n'a pas eu acc s lors de la d couverte de sa maladie. A cette poque, dans les ann es 1990, les s ances d' ducation n' taient pas personnalis es, c' tait des s ances de ' quipe infirmi re dit alors ressentir un sentiment d'impuissance vis vis de ce comportement car elle ne parvient pas amener le patient changer sa repr sentation de la probl me infirmier r sultant de cette situation est donc: La difficult de l'infirmier amener le patient respecter le traitement de sa maladie dans sa repr sentation sociale. Je me suis alors pos quelques questions:- Comment, l'infirmier, peut-il amener le patient adapter son mode de vie sa maladie?- Quelle image, le patient se fait de lui m me ? - Comment amener le patient accepter au mieux sa pathologie ainsi que son traitement?
7 - Quelles peuvent tre les raisons qui am neraient un patient diab tique depuis une vingtaine d'ann es ne plus se prendre en charge correctement ?- Est ce que l'infirmi re peut avoir une influence sur le comportement du patient ?3J'ai donc pos ces questions des infirmi res d'endocrinologie pour tenter de conna tre les r ponses et je me suis galement document :Elles m'ont expliqu que les patients diab tiques doivent effectuer un suivi r gulier et que malgr les progr s, ces patients se sentent prisonniers de la maladie . Le r le des infirmi res est de participer l' ducation th rapeutique du diab tique, or, ces m mes infirmi res, affirment qu'il est difficile de proposer une ducation th rapeutique de qualit chez un certains nombre de patients et que cela est d surtout au traumatisme psychique cr e par la pathologie.
8 De plus, chez les patients diab tiques depuis plusieurs ann es, le suivi devient difficile. Les patients affirment qu'ils se connaissent et que rien ne pourra leur arriver car tout va bien en ce moment . Ils oublient les complications ventuelles. Pour certains m me, le suivi m dical semble obsol te . Souvent galement, ils ne se sentent pas atteints par la maladie, ne reconnaissent plus les signes (maladie invisible), ils sont quilibr s . Les raisons de ce changement d'attitude sont vari es et l'infirmi re peut plus ou moins intervenir sur certains facteurs. Les suivis infirmiers peuvent permettre d'amener le patient s autog rer et ainsi lui permettre de mieux vivre sa pathologie. Cependant dans un certains nombre de situations, l'infirmi re peut se retrouver confront e un refus du patient de s'adapter.
9 La relation d'aide est un soin qui permet de faire voluer l'opinion du patient sur sa maladie. Elle est bas sur l'humanitude et sur l'approche des personnes puisqu'elle permet de rassurer le patient, de diminuer sa peur et son anxi t face la maladie et au patient doit s'accepter comme il est, d'o le fait d'introduire la notion de vivre avec la maladie. Le patient doit s'adapter sa pathologie. Pour l'infirmier, il faut tenir compte des contraintes sociales, financi res, des croyances de l'entourage du patient et du v cu et des habitudes de vie de accepter de se traiter, le patient doit tre persuad qu'il est bien atteint par la maladie, penser que la maladie et ses cons quences peuvent tre graves pour lui, penser que son traitement est b n fique, penser que les effets du traitement sont meilleurs que les effets secondaires, contraintes psychologiques, sociales et financi.
10 La dur e du traitement joue certainement un r le important et la prise en charge du diab te est beaucoup plus difficile assurer par les patients cause de l'apparition d'une lassitude face aux injections au long cours et quotidiennes d'insuline et galement face un manque de perception de l impact b n fique du appara t galement que le suivi th rapeutique varie d'un patient un autre. Certains vont assumer le fait d'effectuer les contr les glyc miques, d'autres pr f reront s'injecter de l'insuline plusieurs fois par jour sans contr les. Pratiquer une injection sans autocontrole pr alable rel ve d'une non-observance th rapeutique. Certains patients vont prendre le temps d'analyser leurs r sultats, d'autres vont voquer le fait qu'ils sont d j tr s occup s dans la vie courante et ne vont pas s'attarder sur leur th accepter un patient sa maladie peut demander plusieurs ann es.