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1 Ressources maternelleMobiliser le langage dans toutes ses dimensionsPartie I - L oral - Texte de cadrage duscolRetrouvez eduscol sur :Septembre 2015 Minist re de l ducation nationale, de l Enseignement sup rieur et de la RechercheRessources maternelle - Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions Partie I - L oral - Texte de des mati res1. L apprentissage du langage dans et par la communication Le d veloppement du langage La communication Les composantes de la communication Le langage oral l cole : deux formes distinguer 72. Entrer en communication, changer, comprendre et r fl chir avec les autres Cr er un contexte d apprentissage du langage favorable aux changes langagiers scolaires Cr er une dynamique dans les changes oraux 93. Enseigner l oral Deux formes de langage enseigner Approche int gr e moments structur s 144.
2 Les divers r les de l enseignant Assurer les gestes d un tayage langagier permanent valuer par l observation pour adapter les situations Associer les parents 19 Minist re de l ducation nationale, de l Enseignement sup rieur et de la RechercheRessources maternelle - Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions Partie I - L oral - Texte de langage oral : utilis dans les interactions, en production et en r ception, il permet aux enfants de communiquer, de comprendre, d apprendre et de r fl chir. C est le moyen de d couvrir les caract ristiques de la langue fran aise et d couter d autres langues parl es. (Programme 2015). Quand on consid re la sophistication du syst me linguistique, on peut admirer qu un enfant au sortir de l cole maternelle ait acquis, en si peu de temps, des capacit s en termes de connaissances et de savoir- tre lui permettant de parler et de communiquer : son vocabulaire comprend de 2000 2500 mots, il articule correctement la plupart des phon mes, construit des phrases complexes (relatives, compl tives, circonstancielles), utilise diff rents temps du pass , emploie des connecteurs, maitrise quelques accords, initie et s amuse des jeux de langage.
3 L une des comp tences attendues en fin de maternelle est bien de s exprimer dans un langage syntaxiquement correct et pr cis , en reformulant pour se faire mieux comprendre . L cole doit faire en sorte que tous les enfants puissent suivre ce parcours, aient appris parler avec de plus en plus d aisance et atteint ce premier degr de maitrise, la fin de la grande enfants sont acteurs dans ce long processus d apprentissage d acquisition mais ils sont aid s par leur entourage. Pendant la toute petite enfance, ils ont acquis des l ments du langage, en changeant de fa on informelle et par connivence avec les adultes qui s occupent d eux, dans des changes du quotidien. Quand ils arrivent l cole maternelle, leurs acquis langagiers sont encore t tonnants et surtout tr s diff rents, suivant l ancrage familial, les habitudes de communication, les types d changes et le nombre de partenaires rencontr s.
4 L cole maternelle se donne pour priorit de compenser ces exp riences contrast es qui engendrent de premi res in galit s et d amener tous les enfants progresser dans la langue de scolarisation ce qui implique une attention permanente de la part de l enseignant et de tous les adultes qui s adressent l enfant dans le cadre L apprentissage du langage dans et par la Le d veloppement du langageLe d veloppement est progressif quoique non lin aire, avec quelques jalons importants (Consulter dans Ressources pour la classe le tableau d indicateurs N 3 Quelques rep res relatifs au d veloppement du langage).Mais la variabilit interindividuelle est forte ; les enseignants peuvent constater de la PS la GS de grandes diff rences dans les nonc s des enfants, au plan quantitatif ou qualitatif. Cette disparit est tout fait naturelle, en fonction des progr s et du rythme de chacun et des conditions dans lesquelles il grandit.
5 Le programme de 2015 qui promeut une cole qui tient compte du d veloppement de l enfant attire l attention sur ce point : Au sein d une m me classe, l enseignant prend en compte dans la perspective d un objectif commun les diff rences entre enfants qui peuvent se manifester avec une importance particuli re dans les premi res ann es de leur vie. Minist re de l ducation nationale, de l Enseignement sup rieur et de la RechercheRessources maternelle - Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions Partie I - L oral - Texte de l enfant comme chez l adulte, on note galement une diff rence importante entre la compr hension et la production ; l enfant comprend plus de mots qu il n en produit. Il ne faut pas confondre la performance langagi re d un enfant (celle qu il donne entendre, un moment donn ) et sa comp tence, bien plus importante car elle inclut la compr hension.
6 Cet cart entre compr hension et production perdure : un adulte comprend mieux une langue trang re qu il ne la parle. C est sur la dur e du cycle que les carts de performances peuvent tre r duits et que l on peut mesurer les progr s langagiers de chaque enfant. La communicationCommuniquer avec les adultes et avec les autres enfants par le langage, en se faisant comprendre et en pratiquant divers usages du langage oral : raconter, d crire, voquer, expliquer, questionner, proposer des solutions, discuter un point de vue. (Programme 2015)L homme est programm pour parler, sauf troubles neurologiques particuliers, Mais la d termination biologique n explique pas seule l acquisition et le d veloppement du langage. Celui-ci se d veloppe gr ce l action fondamentale de l environnement familier et du milieu social : la communication et les changes avec diff rents interlocuteurs sont n cessaires pour le d veloppement intellectuel, affectif et langagier de l enfant.
7 En l absence d changes, suite des circonstances particuli res, pas de langage. En cas d insuffisance d changes, les retards peuvent tre importants et requi rent, d autant plus, un enseignement programm et r gulier. L enfant apprend interagir avec son entourage tr s pr cocement, par les cris, les pleurs, les mimiques, les sourires d s que les adultes interpr tent ces signes d inconfort, de faim, de plaisir ou encore de sati t , et l encouragent r amorcer ce circuit d changes. Mais il doit, progressivement, arriver changer par le langage. Tr s t t, le nourrisson est capable de discriminer rapidement des informations mises par les adultes qui l entourent. Ainsi des r gles conversationnelles s tablissent par une communication diversifi e (regard ; mimiques ; gestes de monstration des bras et des mains ; d placements dans l espace), r gles qui serviront de cadre l apparition du langage parl , d s deuxi me ann e de la vie.
8 Bruner (1975) a d crit tr s clairement ces proc dures conventionnelles, ces types particuliers de t ches o s engage la relation de communication adulte-enfant. Ces proc dures restent utiles l entr e en petite section. Elles sont imbriqu es et de trois ordres : 1. le ph nom ne d attention conjointe consiste attirer l attention de l autre sur une activit , un objet du r el, afin d engager un change leur propos ;2. le ph nom ne de coaction consiste alors agir ensemble sur ce m me objet du r el, cette m me activit ; 3. les rites d interaction vont constituer les bases du dialogue (prendre contact ; changer ; saluer ; se s ).Les composantes de ces r gles conversationnelles doivent avoir un haut degr de probabilit . En revenant r guli rement, elles finissent par constituer des sch mas d action structur s, des structures d interactions d finies comme moyens d acc der une culture commune.
9 Malgr des comp tences limit es chez l enfant, la m diation de l adulte contribue au bon d roulement des changes en rendant sa conduite pr visible. Ainsi certaines caract ristiques de l nonc sont reli es troitement certaines Minist re de l ducation nationale, de l Enseignement sup rieur et de la RechercheRessources maternelle - Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions Partie I - L oral - Texte de ristiques de la situation et l enfant retrouve dans une situation nouvelle (quand l enfant demande quelque chose d autre ou veut jouer avec des pairs) un l ment d une situation exp riment e. Le langage est une extension tr s sp cialis e et particuli rement conventionnelle de l action coop rative. Les composantes de la communicationLa comp tence de communication orale telle qu elle est d finie de mani re th orique (comme dans le cadre europ en commun de r f rence pour les langues par exemple) pr sente plusieurs composantes : des composantes langagi res et linguistiques : leur acquisition et leur expansion font partie des objectifs de la maternelle.
10 Des composantes socioculturelles ou sociolinguistiques : en effet, l utilisation de la langue (registres de langue, modulations particuli res lorsqu on s adresse des plus petits, etc.), les r les tenus dans les changes (situation de contr le/ob issance, change parit dans une conversation choisie ou change dirig par quelqu un qui a autorit , etc.), les postures adopt es (distance, regard, etc.) sont affect s par des r gles culturelles ; les normes sociales se traduisent dans des rituels, dans les r gles de politesse, et l cole par des r gles particuli res en situation collective incluses dans les habitudes et les usages autoris s dans la classe et l cole. des composantes pragmatiques : les ressources de la langue ne sont pas mobilis es de la m me mani re selon les enjeux des changes ; parfois, des formes de sc nario peuvent tre apprises, ou les prises de parole peuvent tre pr par es alors que d autres fois, l improvisation est de mise, les r gulations intervenant en fonction des effets constat s (par exemple, au cours des jeux).