Transcription of RAPPORT SUR LE THEME DU SOMMEIL
1 RAPPORTSUR LE THEMEDU SOMMEILM inist re de la Sant et desSolidarit sDECEMBRE 2006 RAPPORT Monsieur Xavier BERTRANDM inist re de la Sant et des Solidarit s2 Sur la question du SOMMEIL en France assortie de propositions d interventions et d actionspossibles manant d un groupe de travail r unissant experts, personnalit s scientifiques, m decinsainsi que des repr sentants des institutions, agences nationales, associations de professionnels,soci t s savantes et de patients .(Lettre de mission du 28 juillet 2006)-D cembre 2006-Animation, coordination, synth se et r daction :Dr Giordanella3 SOMMAIREINTRODUCTION GENERALEI ntroductionP 5 RemerciementsP 11 Lettre du Ministre de la Sant et des Solidarit sClassification des troubles du sommeilP 12L arr t de nominationP 14 INFORMATION, COMMUNICATION, EDUCATION POUR LA SANTEP 16 Synth se Information, Communication, Education pour la sant P 18 Tableau Information, Communication, Education pour la sant P 24LA PRISE EN CHARGE DES PATIENTSP 28 Synth se la Prise en Charge des patientsP 30 Synth se du RAPPORT de la CNAMTSP 38 Synth se Accidentologie routi re, du travail et domestiqueP 40 Tableau Prise en Charge (Acc s aux soins)
2 P 41 SPECIALITES D ORGANES ET SOMMEILP 43 Synth se Sp cialit s d organesP 45Sp cialit s d organes :Texte La physiologieP 47 Synth se Prise en charge 50 Synth se Le SOMMEIL chez l enfant et l adolescentP 53 Synth se SOMMEIL et Psychopathologie de l enfant et de l adolescentP 58 Synth se Psychiatrie et sommeilP 624 Synth se CardiologieP 65 Synth se PneumologieP 68 Synth se NeurologieP 71 Synth se G riatrieP 76 Synth se M decine G n raleP 79 Points particuliers :Synth se La SiesteP 82 Synth se SOMMEIL , Prise de poids et ob sit P 83 Synth se R le de la lumi re sur les rythmes veille sommeilP 86 Synth se La m latonineP 87 Prestataires et AssociationsP 88 Principales Propositions d tudesP 90 Tableau Sp cialit s d organesP 94LA RECHERCHEP 98 Synth se La recherche / SommeilP 100 Tableau La rechercheP 107 PROPOSITIONSP 108 Propositions g n ralesP 109 CONCLUSIONSP 116 ConclusionsP 1175 INTRODUCTION RAPPELS Notre environnement au sens le plus large du terme conna t des cycles immuables.
3 L influence de ces alternances, et singuli rement l alternance jour nuit, a modul les rythmesbiologiques sur un rythme proche de 24 heures. C est le cas du rythme veille SOMMEIL qui est luim me troitement li d autres rythmes qu ils soient biologiques, physiologiques, hormonaux oum me comportementaux. La r gulation de l alternance veille SOMMEIL est complexe. Deux grands principes superpos s lar gissent : celui dit de l hom ostasie qui r alise un quilibre entre le temps de SOMMEIL et le tempsde veille, celui de la r gulation circadienne due un oscillateur interne c r bral qui est ajust parl alternance jour rythme circadien est d termin par l activit de cellules de l hypothalamus, le noyausuprachiasmatique, et constituent une horloge biologique dont les caract ristiques sont tr slargement influenc es par plusieurs g nes exprim s ce r gulation est compl t e par l action de synchroniseurs qui vont r gler les rythmes circadienssur l alternance jour nuit.
4 Il en est ainsi de la m latonine dont la s cr tion nocturne est sousl influence de la lumi re, (cycle lumi re/obscurit ).Mais nombres d autres facteurs externes interviennent galement comme par exemple les rythmessociaux (horaires de travail, heures des repas, temps de ), permettant ainsi l individude se mettre en phase avec son la plus haute antiquit jusqu au milieu du 20i me si cle, la m decine est presque absente dudomaine du SOMMEIL , m me si celui-ci a t soup onn d tre un facteur d importance dansl mergence ou l aggravation de certaines maladies. La conviction et la preuve de son r le s tabliront dans le dernier demi si cle gr ce la possibilit d tudes lectrophysiologiques du SOMMEIL apparues la fin des ann es 50, en particulier sousl impulsion de Michel Jouvet Lyon et d autre part l utilisation dans ce domaine des m thodesscientifiques et exp rimentales permettant une meilleure connaissance du fonctionnement ducerveau et des autres organes au cours du SOMMEIL .
5 Ainsi, les l ments de la connaissance scientifique plus approfondie du SOMMEIL sont relativementr cents et ne sont qu au d but de leurs d veloppements. Il s agit d un processus biologique complexe, encore largement m connu, m me si les r seaux deneurones contr lant l veil, le SOMMEIL lent et le SOMMEIL paradoxal ont t maintenant bien d une des constatations les plus marquantes de la m decine clinique et de l pid miologie de cesderni res ann es est l impact majeur de la r duction en quantit ou en qualit du SOMMEIL sur lefonctionnement de l organisme. C est tout particuli rement vrai en ce qui concerne la cognition, lesyst me cardiovasculaire et le m , loin d tre une p riode de soustraction absolue au r el, d abandon incontr lable ou d pisodede dangereuse vuln rabilit , le SOMMEIL est aujourd hui compris comme un temps d intense activit physiologique permettant - gr ce des m canismes pr cis et synchrones - tout la fois le repos etla restauration des fonctions essentielles du corps et de l esprit.
6 6 POURQUOI PARLER DU SOMMEIL A PRESENT ?Plus le sujet est approfondi, mieux on per oit le r le d terminant du SOMMEIL dans la pl nitude del tre, l humeur, la croissance, la maturation c r brale, la m moire, et m me l quilibre alimentaire,mais aussi la part consid rable qu il prend dans l mergence de maladies ou leur aggravation. Soninfluence sur les comportements est vaste et peut retentir gravement sur la vie de l individucomme sur la soci t .Beaucoup de concitoyens se plaignent de troubles du SOMMEIL , et pr s de10% d entre eux sontatteints d insomnie chronique entra nant une grande consommation d hypnotiques et autress datifs. Par ailleurs, la somnolence diurne excessive affecterait 2,5 millions de sujets et constituerait unedes causes cons quentes de morbi-mortalit routi re, du travail et m me premi res consid rations conduisent naturellement s interroger sur la part d attention port e la question du que la nutrition, l activit physique, les comportements en g n ral font l objet juste raison de recherches, de pr occupations quotidiennes et d interventions pr ventives suivies, le sommeiln est pas consid r avec la m me d termination.
7 Et alors qu il est ais de comprendre qu il est unenjeu cons quent d ducation et de pr vention, on observe que l information et l ducationpr ventives restent mesur es pour ne pas dire absentes. Ceci explique sans doute pour une grande part la relative sous estimation voire quelquefois lam connaissance du public de ce d terminant de sant qui est aussi, un indicateur insuffisammentsoulign de la qualit de vie dans les relations de l individu avec son del de l vidence ou du bon sens, le public ne d tient pas suffisamment d informations qui luipermettraient de faire siens les l ments de connaissance sur la structure et les fonctions dusommeil, ses bienfaits et les conditions r unir pour satisfaire ses besoins dans sescomportements encore, alors qu un homme de 60 ans aura pass le tiers de sa vie dormir dont cinq ans r ver.
8 Nombre de personnes dans l opinion continuent penser que le SOMMEIL est purement etsimplement du temps perdu. L organisation actuelle du mode de vie avec des rythmes de travailparticuli rement perturbants ne favorise pas le l volution g n rale par l acc l ration des rythmes de vie li e aux contraintessociales fait de l hyperactivit une valeur positive, (gain de temps et productivit accrue) et nombrede personnes verraient ainsi se creuser l cart entre le besoin r el de SOMMEIL et le temps qui luiest effectivement consacr .Du fait m me d une programmation g n tique du temps de SOMMEIL propre chacun qui reste lucider compl tement, il ne peut y avoir d galit des besoins de SOMMEIL d un individu l autre.
9 Ils en suit naturellement une diversit des comportements face laquelle il n existe pas de r ponseunique, (une dur e optimale de SOMMEIL identique pour tous), ce qui ne va pas sans accro tre lacomplexit de l approche, en particulier en terme d ducation pour la sant .Une majorit de sujets dort un temps moyen de huit heures par nuit environ, certains ayant besoinde 9 10 heures de SOMMEIL , (les longs dormeurs), et un petit nombre d autres moins de sixheures voire trois ou quatre heures seulement, (les courts dormeurs), ceci faisant de ces atypiquesdes sujets privil gi s puisque le temps non d volu au SOMMEIL leur permettrait de poursuivreplus longtemps leur activit sans cons quences cette m me variabilit g n tique, on distingue des personnes qui sont du soir ,s endorment tard avec des difficult s de r veil le matin et d autres dites du matin qui ontsommeil t t le soir, (mais se r veillent sans difficult et en forme le matin).
10 7Il faut aussi consid rer l ge dans ce tableau complexe. En effet les besoins en SOMMEIL vont semodifier avec l avanc e en ge (en particulier dans les premi res ann es de vie). Les habitudes de vie et de multiples sollicitations li es aux rythmes d activit s propres, (heures detravail, allongement des temps de transport, loisirs tardifs et plus encore activit s vesp rales ounocturnes jusqu des heures avanc es de la nuit, (t l phone, t l vision, ) sont aussiessentielles consid rer en ce qu elles retardent l heure du coucher et du repos, sans reculer pourautant l heure du lever, du moins en semaine. Ceci est bien observable chez les sujets adolescents particuli rement sollicit s et plus enclins qued autres cat gories d ges aux activit s d veil tardives au d triment du temps de SOMMEIL .)