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1 Ressources maternelleMobiliser le langage dans toutes ses dimensionsPartie - L oral - L oral travaill dans les situations p dagogiques r guli res duscolRetrouvez eduscol sur :Septembre 2015 Minist re de l ducation nationale, de l Enseignement sup rieur et de la RechercheRessources maternelle - Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions Partie - L oral - L oral travaill dans les situations p dagogiques r guli des mati res1. tablir une communaut d apprentissage Proposer des cadres r guliers pour travailler les t ches langagi res G rer le groupe D velopper des interactions 62. Les activit s r guli res. Les changes langagiers li s directement aux apprentissages en cours : lancement et retour d activit s, bilan de journ e ou demi-journ e L organisation Les gestes professionnels adopter 83.
2 Les activit s ritualis es Activit s ritualis es en lien avec apprendre ensemble et vivre ensemble regroup es sous l intitul L appel Activit s ritualis es autour du temps (ordre dans la journ e, ordre des jours, date ..) pour s approprier des usages de l oral Activit s ritualis es de description : les trac s Activit s ritualis es de description : les jeux de devinettes Activit s ritualis es pour apprendre raconter 16 Minist re de l ducation nationale, de l Enseignement sup rieur et de la RechercheRessources maternelle - Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions Partie - L oral - L oral travaill dans les situations p dagogiques r guli programme de 2015 insiste sur le fait que la stabilisation des rep res temporels passe par le retour r gulier de certaines activit s qui rythment la journ e de fa on pr visible et s curisent l enfant.
3 Leur caract ristique principale provient donc de la r p tition du script de leur d roul , associ une activit langagi re sp cifique : dire la date , relater ce qu il s est pass dans l atelier , par exemple. Les enfants savent ce qui va leur tre demand . Cette sp cificit est un atout p dagogique majeur pour que progressivement, tous les enfants s engagent et r ussissent les t ches langagi res reli es ces activit s. noncer Aujourd hui, nous sommes mardi ; hier, c tait lundi et demain, ce sera mercredi devient progressivement possible tous les enfants de grande section parce que la forme donn e la date est travaill e chaque jour tout en s accompagnant d une utilisation connue des outils et des supports : par exemple d placer la pince du jour sur la roue et/ou la bande des jours et encadrer le jour sur le calendrier de la classe.
4 Le langage, dans ces situations, ne constitue pas l objet direct de l apprentissage mais il est travaill avec efficacit , en raison m me de la r gularit et de la r p titivit des codes mis en place. Ces situations font penser aux sc narios d interactions tels qu ils sont d crits par les psychologues du d veloppement quand ils parlent des formats utilis s par la m re pour faire entrer le tr s jeune enfant dans le langage. Les unes et les autres se rejoignent par plusieurs aspects : la cr ation d un cadre stable qui structure les changes et les contraint, d une certaine fa on ; la r p tition sur une p riode assez longue pour que s instaure la perception de la r gularit ; la mise en lien avec une situation ou une activit ; le r le d terminant jou par l adulte ; leur n cessaire volution en fonction des progr s des enfants et la part d anticipation et d autonomie qui leur est laiss e, l int rieur du caract re r gl de ces activit s est plus ou moins marqu.
5 On peut distinguer : des activit s r guli res qui, comme leur nom l indique, sont propos es souvent aux enfants ; c est leur fr quence (et pas forc ment leur dur e qui peut varier suivant le niveau de la classe) qui permet aux enfants de comprendre les enjeux et les t ches langagi res qui vont leur tre demand es ; des activit s ritualis es, avec des modes d organisation plus ou moins forts, dont les rituels tr s bien identifi s l cole maternelle en rapport, notamment avec la date et l appel qui peuvent tre des supports int ressants pour le langage (oral et crit) et la communication, mais aussi des activit s ritualis es ciblant des t ches langagi res pr cises, comme d crire un trac , les jeux comme celui des devinettes, ou des activit s plus complexes comme raconter des histoires.
6 Minist re de l ducation nationale, de l Enseignement sup rieur et de la RechercheRessources maternelle - Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions Partie - L oral - L oral travaill dans les situations p dagogiques r guli tablir une communaut d apprentissage Ces situations r guli res permettent toutes de travailler l oral et souvent de mani re cibl e (Consulter la fiche-rep re n 1 Les situations d oral), m me s il n est pas enseign de mani re explicite. L enseignant doit veiller un certain nombre d l Proposer des cadres r guliers pour travailler les t ches langagi res Le d roulement de ces activit s est pr visible pour l enfant, de m me que les attentes et les exigences de l enseignant. Les deux causes principales de difficult pour les l ves, le plus souvent les enfants de milieux populaires, dans leur confrontation avec les situations construites par les enseignants, portent sur deux points : l identification des objets d apprentissages et des enjeux cognitifs des t ches ; l appropriation du registre d activit s cognitives/langagi res situations r guli res permettent de pallier ces points de blocage.
7 Le retour d une m me t che (expliquer la r gle du jeu, d crire comment on a fait, dire la ), de ses supports associ s, des outils manipul s : rassure l enfant qui a le temps de rep rer l objet d apprentissage et l enjeu cognitif de la t che, tout en s appropriant progressivement le registre langagier associ cette activit cognitive ; lui permet de rep rer les intentions de l enseignant et ses modalit s d interventions dans le groupe ; favorise la concentration n cessaire pour s emparer et se focaliser sur la t che d apprentissage fix e par l enseignant. Ainsi d finies, ces situations offrent un cadre d apprentissage o l enfant peut s engager sans risques. Il construit des habitudes de travail en lien avec les activit s propos es qui contribuent d velopper la confiance de chacun dans sa capacit d apprendre et d accroitre son G rer le groupeLe r le de l enseignant est d terminant pour orienter ces situations.
8 Il s agit de transformer le groupe d enfants (quelle que soit sa taille) en une communaut langagi re c est- -dire un groupe qui coop re par le langage pour r aliser l activit . Les enfants orientent leur attention vers le m me but langagier. Cependant, la recherche d efficacit pour laborer la r ponse attendue, avec la pression d un groupe important d enfants, risque de prendre la forme d un questionnement orient . Quand l enseignant recherche par son questionnement faire merger rapidement la bonne r ponse , le groupe ne se constitue pas comme une communaut d apprentissage , mais comme une somme d individualit s en comp tition pour donner la r ponse attendue par l enseignant.
9 Des comportements inadapt s apparaissent alors dans le groupe : certains deviennent experts de ce type d changes et monopolisent la parole, d autres se contentent de suivre avec plus ou moins d int r t (il reste toujours quelques bribes) Minist re de l ducation nationale, de l Enseignement sup rieur et de la RechercheRessources maternelle - Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions Partie - L oral - L oral travaill dans les situations p dagogiques r guli une derni re partie du groupe se d sint resse totalement de cette activit . Les enfants ont conscience que la s ance peut avancer sans eux. Pour viter cette situation, l enseignant doit veiller, en tout premier lieu, une organisation qui donne sa place chaque enfant dans ces modalit s bien connues d eux.
10 L tayage de l enseignant est alors d terminant pour que cet change prenne la forme d un change entre enfants : il les aide se r pondre, compl ter leur prise de parole, se contredire les uns les autres. Son intervention favorise l coute de l autre et l laboration d une nouvelle r ponse sur le propos entendu plut t qu une r ponse l enseignant. Ce sont les premiers objectifs l enseignant se limite valider ou invalider les propositions des enfants, l change tourne court et le plus grand nombre ne se risque plus prendre la parole. S il y a risque de perdre la face, alors seuls les enfants habitu s et entrain s ces changes s y lancent assur s de leur savoir-faire. La t che de l enseignant consiste initier l change par une proposition ouverte qui engage les enfants par leurs propos successifs construire une r ponse possible : ils sont invit s compl ter, dire leur accord ou d saccord, reformuler, r capituler, questionner, donner des ces situations, c est la posture de l enseignant qui d termine ou non un moment de travail collectif avec le langage.