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Informer et accompagner les professionnels de l' ducation Cycles 2 3 4. Fran ais Langage oral L'oral apprendre : des premiers essais l'oral formalis . La mise en voix de textes La lecture haute voix au cycle 2. Essai de d finition dans le temps de la lecture voix haute Selon Edmond Beaume ( La lecture haute voix , Les actes de lecture, n 18, juin 1987), lorsque je lis voix haute, j'effectue trois op rations : premi rement, une op ration de lecture visuelle silencieuse portant sur un morceau de texte (inf rieur, gal ou sup rieur une phrase) avec attribution de sens : je lis, je comprends ;. deuxi mement, une op ration de diction : je dis ce que j'ai lu et compris ;. troisi mement, une op ration de r troaction qui prend en compte l'effet produit par ma diction soit sur moi-m me (dans le cas d'une lecture pour soi), soit sur mon auditoire (dans le cas d'une lecture pour autrui). Ces trois op rations se succ dent et se chevauchent dans le temps, ce qui pose le probl me de leur synchronisation et de leur coordination.

L’oral à apprendre : des premiers essais à l’oral formalisé Français Langage oral informer et accompagner les professionnels de l’éducation CyCles 2 3 4 ...

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1 Informer et accompagner les professionnels de l' ducation Cycles 2 3 4. Fran ais Langage oral L'oral apprendre : des premiers essais l'oral formalis . La mise en voix de textes La lecture haute voix au cycle 2. Essai de d finition dans le temps de la lecture voix haute Selon Edmond Beaume ( La lecture haute voix , Les actes de lecture, n 18, juin 1987), lorsque je lis voix haute, j'effectue trois op rations : premi rement, une op ration de lecture visuelle silencieuse portant sur un morceau de texte (inf rieur, gal ou sup rieur une phrase) avec attribution de sens : je lis, je comprends ;. deuxi mement, une op ration de diction : je dis ce que j'ai lu et compris ;. troisi mement, une op ration de r troaction qui prend en compte l'effet produit par ma diction soit sur moi-m me (dans le cas d'une lecture pour soi), soit sur mon auditoire (dans le cas d'une lecture pour autrui). Ces trois op rations se succ dent et se chevauchent dans le temps, ce qui pose le probl me de leur synchronisation et de leur coordination.

2 La lecture voix haute est donc difficile car elle implique d'abord la lecture visuelle (pour le saisissement du sens) laquelle elle ajoute deux autres op rations qui viennent la compliquer. Il est essentiel de souligner que la compr hension pr c de l'oralisation : je vois des signes crits, je comprends ce qu'ils veulent dire, puis je dis ce que j'ai compris qu'ils veulent dire. La lecture haute voix est une activit sp cifique. Il est important de lui consacrer des moments d'apprentissages particuliers. Selon G rard Chauveau (Comprendre l'enfant apprenti lecteur, Retz, 2001, sous la dir. de G. Chauveau), il faut distinguer et valoriser trois sortes de lecture orale ou trois fonctions de la lecture orale. La lecture orale pour autrui. C'est la lecture communication : le lecteur transmet une autre personne (ou plusieurs) des informations crites qu'il poss de. C'est une activit qui rel ve autant de la communication orale et parfois du jeu dramatique que de la lecture stricto sensu.

3 La relecture. C'est la lecture haute voix pour soi : le lecteur relit pour lui-m me le texte qu'il a d j lu une premi re fois afin d'am liorer ou de conforter sa compr hension ou afin de passer d'une premi re lecture (pour soi), ax e sur la compr hension litt rale une deuxi me forme de compr hension, plus approfondie ou plus fine. Retrouvez duscol sur - Minist re de l' ducation nationale, de l'Enseignement sup rieur et de la Recherche - Mars 2016 1. CYCLE 2 I Fran ais I Langage oral L'oral apprendre : des premiers essais l'oral formalis . Le langage pour soi. Le lecteur (d butant ou malhabile) se dit des morceaux de l' nonc . crit, il parle mi-voix pour s'aider mieux identifier des mots, mieux m moriser certains l ments, mieux organiser les informations s mantiques, mieux contr ler ou soutenir son double travail de chercheur de mots et de chercheur de sens. Il se sert du langage pour soi comme outil intellectuel, comme instrument de l'exploration et de la reconstruction de l' nonc.

4 Si l'on accepte l'id e que lire c'est (pour) comprendre , que c'est traiter (pour le comprendre). un nonc verbal mis par crit nonc qui relate par exemple un v nement ou une petite histoire on peut dire que le fait d'oraliser (d chiffrer) chaque fragment l'un apr s l'autre est soit inutile (dans le meilleur des cas), soit handicapant. Nombre d'enfants sont en difficult . parce qu'ils essaient ou/et parce qu'on leur demande de m langer deux pratiques de lecture compl tement diff rentes : sonoriser une suite de fragments crits et comprendre le texte ; ou bien dire autrui le texte et le comprendre : ce m lange . emp che ces enfants de se concentrer sur la lecture pour soi ou lecture compr hension. Selon Evelyne Charmeux ( La lecture voix haute, est-ce de la lecture ? , La lecture, Nathan p dagogie, 1991), il n'y a lecture haute voix que lorsqu'il y a une v ritable situation de communication. Les situations o les l ves d couvrent et lisent un texte tour de r le sont, pour elle, des activit s de d chiffrage oralis.

5 Lire haute voix consiste transmettre oralement des auditeurs qui en ont manifest le d sir sa propre lecture d'un crit. C'est donc une situation de communication orale, qui porte sur la lecture, mais qui n'en est point Il faut bien admettre, pourtant, que ce terme de lecture haute voix voque, pour beaucoup de gens, une classe de lecture, o des enfants sagement assis leur place, avec un livre ouvert devant eux la m me page pour tous, suivent des yeux sur leur livre le texte que l'un d'entre eux lit voix haute ; sur un geste de l'enseignant, un autre enfant prend la suite de la lecture, et lorsqu'on arrive la fin du texte, l' l ve reprend au d but, et ainsi de suite jusqu' ce que toute la classe soit pass e Il s'agit d'informer du contenu d'un texte (mais aussi de la mani re dont ce texte a t re u par le lecteur : la lecture haute voix ne sera pas la m me s'il a t appr ci ou ), provoquer des r actions de refus, d'enthousiasme ou d'action, susciter des motions, du plaisir, convaincre de sa propre culture, etc.

6 C'est une activit qui implique la fois une grande ma trise de la lecture, mais aussi une capacit d'analyse de cette lecture pour laborer un projet d'action sur les auditeurs . Joachim Dolz et Bernard Schneuwly (Pour un enseignement de l'oral, ESF diteur, 2000). mettent en vidence qu'il y a lecture haute voix lorsque le lecteur est le m diateur du texte vers l'auditeur, et sa t che est d'en assurer la transmission au mieux. Cela suppose prise en compte de la situation de communication, intelligence du texte et expressivit vocale . La lecture haute voix sert donc communiquer. On lit autrui un texte qu'il ne conna t pas pour : lui faire partager une motion ;. lui donner une information ;. provoquer une r action. Retrouvez duscol sur - Minist re de l' ducation nationale, de l'Enseignement sup rieur et de la Recherche - Mars 2016 2. CYCLE 2 I Fran ais I Langage oral L'oral apprendre : des premiers essais l'oral formalis.

7 Lire haute voix est une activit particuli re : il faut avoir lu et compris le texte pour pouvoir le lire haute voix. Il faut avoir d cid de ce qu'on veut faire comprendre et faire ressentir son auditoire. La lecture voix haute n cessite une coute attentive. On laissera donc toujours un temps d'appropriation personnelle du texte avant la lecture haute voix. La lecture voix haute ouvre la voie des perspectives didactiques passionnantes condition que l'enseignant renonce l'id e que la lecture voix haute sert avant tout v rifier des comp tences de lecteur. En revanche, elle doit devenir un objet d'apprentissage en soi et au-del . le support d'une exp rience esth tique. La lecture voix haute n'est pas une tape vers la lecture silencieuse mais elle suppose d j une parfaite ma trise de la lecture ; elle ne permet pas d'apprendre lire, elle suppose qu'on sait lire. Dans les pratiques sociales de la lecture voix haute, celui qui lit haute voix ne se contente pas de lire.

8 En r alit , il communique aux autres oralement, la lecture qu'il a faite auparavant . Martine Lorimier, SCEREN. La lecture voix haute, objet d'apprentissage Pour lire voix haute, il faut avoir compris le texte. Il faut savoir lire pour d clamer un texte et tre un lecteur expert si l'on veut faire passer des sentiments (c'est- -dire sa fa on de concevoir le texte). Cela suppose un choix des textes lire en fonction des comp tences de l' l ve pour ne pas le mettre en difficult . La lecture voix haute ne sert pas v rifier des comp tences de lecteur. C'est une activit qui porte sur la lecture mais qui n'est pas suffisante pour entrer dans la compr hension fine d'un texte. Ce n'est pas une tape vers la lecture silencieuse mais elle n cessite une lecture silencieuse pr alable (qui elle, vise la compr hension). La lecture voix haute est une le on de langue. Les erreurs d tect es permettent un travail de rem diation de la langue que la lecture silencieuse ne permet pas (prononciation, d chiffrage, h sitation) et une impr gnation de la langue (structures, tournures).

9 La lecture voix haute s'apprend. Elle demande un entra nement sp cifique. Des activit s programm es en classe aident . l'am lioration de la diction. On ne lit pas devant un public de fa on inn e. La lecture voix haute contribue au renforcement de la personnalit de l' l ve. Elle permet de mettre en uvre des projets d'expression, des mises en sc ne th trales, des lectures spectacles, une pr sentation d'expos , la cr ation d'un livre cassette, l'enregistrement en voix-off d'un montage multim dia, etc. Retrouvez duscol sur - Minist re de l' ducation nationale, de l'Enseignement sup rieur et de la Recherche - Mars 2016 3. CYCLE 2 I Fran ais I Langage oral L'oral apprendre : des premiers essais l'oral formalis . Pour travailler la lecture haute voix (sur des textes que l'on conna t d j ), on va lire : pour s'entra ner respirer, articuler, modifier l'intensit de la voix, lire une m me phrase en se mettant dans la peau de diff rents personnages, lire en se d pla ant.

10 Raconter ce qu'on a lu, moduler sa voix (vitesse, intensit , ) en fonction du sens du texte ou de son intention ;. pour s'amuser avec des jeux et des exercices d'articulation ;. pour se perfectionner avec des rep rages de lettres, de syllabes, de mots, d'un intrus, avec des exercices de lecture rapide ;. pour int grer des l ments d'organisation d'un texte et de grammaire apr s avoir travaill . les marques de ponctuation et leur concordance l'oral, la lecture de phrases dans lesquelles le changement de ponctuation entra ne une modification du sens, la lecture de textes non ponctu s, la lecture de textes constitu s de phrases un peu longues et dans lesquels le respect de la ponctuation est une condition pour se faire comprendre. Bibliographie Beaume, Edmond, La lecture haute voix , Les actes de lecture, n 18, juin 1987. Charmeux, Evelyne, La lecture voix haute, est-ce de la lecture ? , La Lecture, Nathan P dagogie, 1991.


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