Transcription of De la maltraitance à la bientraitance
1 Version 2 - 24/06/2011 guide DES bonnes pratiques A L USAGE DES PROFESSIONNELS De la .. la bientraitance Page 1 SOMMAIRE 1 - Editorial 2 Carte de bientraitance 3 - Qu est-ce que la bientraitance ? 4 Les actes de bientraitance - Je prends soins d elle - Je participe son alimentation - Je r alise l entretiens de sa chambre - Je m adapte son soin de communiquer - Je l accompagne 5 Les actes de malveillance 6 - Les signes de malveillance - La proc dure - L'enregistrement et la tra abilit 7- La l gislation - J ai l obligation de signalement - J ose en parler 8 Le groupe ressource 9 Commentaires Page 2 1. Editorial Le guide des bonnes pratiques que vous tenez entre les mains est le fruit des r flexions d un groupe de travail, soucieux de garantir respect et dignit aux personnes aid es.
2 Il constitue un rep re pour tout salari dans l'exercice de ses fonctions. Il s'adresse galement toute personne d sireuse de mieux comprendre ce qui nous fait agir et indique notre fa on d agir. La lutte contre la maltraitance , pour tre efficace, ne peut passer que par la promotion de la bientraitance . Elle est l'affaire de tous. ientraiter, c est la fois une intention positive (aller vers le mieux pour une personne) et un ou des actes concrets pour la r aliser. dentifier les besoins de la personne et lui apporter une r -ponse adapt e par la technique et la communication. couter, avoir de l empathie : Bien couter, c est presque r pondre . (Marivaux) eutralit et accompagnement des choix de l usager, sans ju-gement de valeur, en respectant son identit et en restant attentif la coh rence des actions mises en uvre.
3 Enir compte et favoriser les liens sociaux et familiaux, selon les moyens mis disposition par l institution. especter les libert s de choix, la confidentialit , l intimit de la personne, ses valeurs, ses convictions personnelles et reli-gieuses. utonomiser, c est faire avec et non pas faire pour, au rythme de l usager. ndividualiser le projet de soin / projet de vie de l usager en sollicitant sa participation active. raiter la douleur : entendre et reconna tre les angoisses, les souffrances physiques et morales du patient/r sident. ccompagner la fin de vie par un travail en quipe, en soute-nant la fois le patient/r sident et son entourage. oter le niveau de satisfaction des usagers et en tenir compte dans ses pratiques .
4 Ommuniquer : avoir une qualit d change et de compr hen-sion tout en respectant le silence de part et d autre. couter, former les professionnels et favoriser le sou-tien entre professionnels. 2. Charte de bientraitance Page 3 B I E N T R A I T A N C E Page 4 3. Qu est ce que la bientraitance ? La bientraitance (Veiller au Bien) englobe tout ce qui favorise l' panouissement de la personne, s'adapte ses besoins divers (psychologiques, physiologiques, af-fectifs ..) et permet un d veloppement harmonieux. La bientraitance est une culture inspirant les ac-tions individuelles et les relations collectives au sein d un tablissement ou d un service. Elle vise promouvoir le bien- tre de l usager en gardant pr sent l esprit le ris-que de maltraitance .
5 La bientraitance impose : - un ensemble de comportements, d'attitudes respectueuses de la personne - la recherche d'un environnement adapt - l'exigence de professionnalisme Chaque personne a besoin que l'on respecte sa li-bert individuelle, que l'on pr serve son bien- tre psy-chique et physique, que l'on respecte son rythme de vie, ses envies, ses go ts, son autonomie. Page 5 4. Les actes de bientraitance Je prends soin du patient/r sident Je pr serve au maximum l'autonomie physique et mentale du patient/r sident en faisant le plus souvent avec lui et non sa place. Je pr serve les rythmes et les habitudes de vie du patient/r sident pour maintenir ses rep res. Je valorise le patient/r sident dans ce qu'il peut encore faire, je l'encourage.
6 Le geste technique ne doit pas faire oublier le patient/r sident dans sa singularit . J'explique les gestes lors de l'aide la toilette, du change. La parole accompagne toujours les gestes. Je fais preuve d'empathie en restant attentif ses besoins, ses d sirs. Je prends en compte l' volution de son tat physique et psychique. Page 6 4. Les actes de bientraitance Je participe son alimentation Je privil gie une alimentation-plaisir en tenant compte de ses go ts et aussi d'un ventuel r gime. J accompagne la personne en salle manger en respectant les horaires. Je l'aide prendre son repas son rythme. Je rends toujours accessible de l'eau et un verre.
7 Je d livre des soins adapt s aux besoins du pa-tient/r sident Je v rifie que la personne ait le mat riel ad quat pour prendre ses m dicaments (1 cuill re et 2 verres). Je respecte les horaires de l organisation des soins. Je respecte les prescriptions m dicales en v rifiant la conformit tous les jours. Je r alise l entretien de sa chambre Je suis attentif aux objets et leur place. J'utilise le mat riel et les produits adapt s. Je respecte l'am nagement de son int rieur. Page 7 4. Les actes de bientraitance Je m adapte son soin de communiquer Pour communiquer et faciliter les changes, je me positionne hauteur physique de la personne, j'utilise des mots simples.
8 Je respecte son silence, sa tranquillit . Je parle poliment, vite la familiarit , les mots ou expressions grossiers. J'utilise un ton respectueux et chaleureux et non pas infantilisant, rabaissant, agressif ou ironique. Je respecte ses croyances religieuses, ses opinions, sa culture. Je ne porte pas de jugements de valeur. Je l accompagne Je suis l' coute de ses besoins de sociabilit en lui permettant de d couvrir ou de maintenir des activit s dans la salle d animation. Je communique et fais le lien avec sa famille, ses proches dans le respect de ses d sirs. J accompagne la personne dans ses d placements en vitant de la laisser seule. Page 8 5. Les actes de maltraitance Violences PHYSIQUES : contention et gavage abusifs, escarres, abus sexuels, d nutrition, coups, fractures, Violences PSYCHOLOGIQUES : harc lement, grossi ret s, chantage, humiliation, mena-ces, intimidation, culpabilisation, infantilisation, Violences MEDICAMENTEUSES : exc s ou privation de m dicaments, non prise en compte de la Violences FINANCIERES : r tention de pension, vol, extorsion d'argent, procura-tions NEGLIGENCES passives ou actives : placement autoritaire, manque de soins et d'aide dans les gestes de la vie quotidienne, enfermement, ligotage.
9 La maltraitance est rarement volontaire ; elle r sulte plut t de conditions rendant l'accompagnement de la personne difficile. Page 9 6. Le signalement Ne pas se taire .. savoir voire signaler Nous pouvons tre amen s entendre des plaintes ventuelles, rep rer les comportements de crainte, de peur, voire des r actions d fensives (repli sur soi, pleurs, agitation, refus inhabituels). Face ces manifestations, nous devons adopter une attitude d' coute et d'attention. Si ces soup ons se confirment, nous ne pouvons nous taire alors m me que l'int grit physique ou psychologique d'autrui est menac e. Face des comportements d'indiff rence, de n gligence, d'infantilisation, d'humiliation, de harc lement, le partage de fait est n cessaire.
10 Le signalement doit tre ressenti comme une obligation lorsque le constat de maltraitance est av r . Le r f rentiel Qualit gestion du risque maltraitance de l UGECAM dispose de m thodes de signalement en cas de survenue ou de suspicion d un acte de maltraitance : signalement direct la hi rarchie ; signalement oral un r f rent m diateur ; inscription sur le dossier de l usager. Page 10 6. Le signalement Un logigramme descriptif du protocole PR CH GRI 02 pr sente les actions mener suite l observation d un v nement ind sirable (vous trouverez ce protocole sur Bluemedi dans le processus Gestion des Risques). 2 possibilit s pour signaler un v nement ind sirable : le document d enregistrement (EQ CH GRI 01) Le signalement au groupe ressource Le secret professionnel ne peut juridiquement tre oppos.